Je vous emmène... dans les secrets des grandes maisons cauterésiennes - Cauterets Blog

Bonjour à tous !

Je m’appelle Camille, j’ai 31 ans, originaire du Béarn, et je propose de vous embarquer dans ma (re)découverte de Cauterets.

Les secrets des grandes maisons cauterésiennes

Si vous vous êtes déjà promené le long de l’avenue du Mamelon Vert ou du boulevard Latapie Flurin, vous avez pu observer des constructions incroyables, tant par leur style que par leur taille… Ça vous dit d’aller y voir de plus près ?

Premier indice à cette exploration : toutes ces constructions datent de la même période : la Belle Époque. Portant bien son nom, ce fut l’âge d’or de Cauterets, celui où les plus fortunés et les plus connus venaient pour profiter des eaux, mais aussi voir et être vu. Voilà donc le deuxième indice : il s’agissait de construire la bâtisse la plus voyante, la plus originale avec, autant que faire se peut, un point de vue sur l’Esplanade des Œufs.
Petit tour d’horizon de ces trésors de Cauterets.

L’Isba et la villa de la Princesse Galitzine

L’une bleue d’inspiration slave, l’autre jaune avec son dôme et sa tourelle, elles attirent l’attention et c’était bien le but !
Issue d’une grande lignée princière de Russie, Galistzine a acheté en 1840 ce terrain situé à proximité de l’esplanade, sur la rive gauche du gave. Bénéficiant d’une vue magnifique sur la vallée, mais aussi sur les va et vient des curistes au village, elle surplombait la vie cauterésienne.

La première construction est une isba, une maison typique slave semblable à un chalet. Un charme fou quoiqu’un peu étrange dans le village.
La seconde est une maison à deux étages, agrémentée d’une chapelle orthodoxe et d’une tour de quatre étages. La légende raconte que Galitzine dédiait cette tour à ses amants, un par étage. Des passerelles permettaient de relier chaque étage à la villa, sans possibilité de monter ou descendre au sein de la tour. Les amants ne pouvant ainsi se croiser… Qui a dit maline la Galitzine ?

La fin de la récréation fut sonnée en 1875, lorsque l’Hôtel Continental et l’Hôtel d’Angleterre furent construits, masquant ainsi la si belle vue de la princesse Galitzine. Elle fit alors ses valises (sans oublier ses amants ?) pour Biarritz…

Les maisons de la famille Flurin

La famille Flurin est l’une des plus anciennes de Cauterets. Au fil des siècles, ses membres ont participé à la construction de la ville, notamment du Boulevard Latapie-Flurin en 1874, qui porte donc son nom.
Le long de l’Avenue du Mamelon Vert, la famille Flurin a construit deux grandes maisons, aux styles bien divers : le Châlet des Frênes, avec ses briques et ses boiseries rouges, et Castelgayard, construite en 1873 en pierre d’Angoulême et inspirée du Château de Pau.
Aujourd’hui la famille Flurin continue de marquer le patrimoine cauterésien mais au travers de la santé et des papilles. Mais, promis, on en reparle très bientôt.

L’Hôtel d’Angleterre

Inauguré en 1878, c’était l’un des plus grands et des plus luxueux des Pyrénées, avec ses 230 chambres et ses 120 employés. Parmi ses illustres résidents, on compte le peintre Edgar Degas ou l’audacieuse Sarah Bernhardt.
En 1900, l’Hôtel d’Angleterre est rejoint à sa droite par un restaurant de style Louis XV. Aujourd’hui, ce lieu accueille le musée 1900 qui présente tenues, ustensiles et arts de la table de l’époque.

Le Grand Hôtel Continental

Construit entre 1880 et 1882, c’est une merveille architecturale. Depuis la rue, on peut admirer sa façade, inscrite monument historique depuis 1984. Avec ses balcons, ses mascarons (têtes sculptées, toutes différentes) et ses cariatides (statues de femmes soutenant la corniche) représentant les femmes connues de l’époque, c’est un spectacle à lui seul !
Si vous avez la chance de pouvoir passer une tête par le grand portail, vous pourrez découvrir une jolie cour intérieure, accueillant des concerts durant l’été.

Le Théâtre du Casino Club

Ouvert en 1881, et situé au bout de la rue Latapie-Flurin, c’était le lieu de tous les divertissements. Concerts, opérettes, cercles de jeu, salle de billard ou de conversation : de quoi bien remplir les après-midi et les soirées mondaines de l’époque. À noter, les statues qui ornent la façade représentent les différentes activités artistiques du lieu.

Maintenant que vous en savez plus sur ces maisons, pensez à bien lever les yeux pour les admirer et repenser à tous ceux, connus ou moins connus, qui l’on fait avant vous !